La  Psychanalyse est définie comme étant l' ensemble des concepts fondamentaux relatifs au psychisme humain, théorisés et transmis initialement par Sigmund Freud, puis corroborés et singularisés par ses successeurs. C'est  une méthode rigoureuse de déchiffrage de l'inconscient en tant que partie énigmatique du psychisme. D'une manière plus informelle, disons que la psychanalyse est une « cure par la parole » selon la célèbre formule d'Anna O. - l'une des premières patientes de Freud - laquelle avait constaté une amélioration voire une disparition de ses symptômes à la suite des séances  pendant lesquelles elle « parlait librement »à Freud. La psychanalyse, en effet, est une expérience singulière : paroles et écoute, entre un analysant qui souffre et vient à se plaindre pour être entendu, et un analyste qui - parce qu'il a fait l'expérience de sa propre analyse poussée jusqu'en son terme et en a témoigné en temps et lieu devant ses pairs - écoute le discours du patient, pointe, en l'interprétant, ce qui fait sens dans ce discours de l'inconscient structuré comme un langage.
- L'analysant est  sujet désirant - il ne peut y être contraint par un tiers –  en position de se déprendre de son symptôme. Ce symptôme, masqué, présent en lui depuis toujours, le tourmente tandis qu'il lui procure également, à son insu,  un bénéfice, une jouissance, totalement inconscients, raison pour laquelle  bien que souffrant, il  a tant de  mal à trouver l'énergie d'un changement. Dans ce paradoxe, quelque chose en effet est  noué. C'est ce noeud que  la psychanalyse  va l'aider à défaire.
- Le patient ( dit analysant) soit assis en face à face, soit allongé sur le divan, est invité à dire ce qui se présente à son esprit, sans réserve, ni censure. Il s'agit du processus nommé par Freud  association libre . Lors de ses séances, l'adulte mobilise l'enfant qu'il a été. Le petit enfant en analyse, quant à lui, exprime sa relation au monde des adultes par des jeux, des paroles ou des comportements. L'analyste écoute sans jugement, avec neutralité bienveillante, les propos de l'analysant. Il s'engage en outre à la plus stricte confidentialité.  La séance analytique se termine lorsque émerge de l'inconscient ce qui fait sens ici et maintenant pour le patient.
- La fin de l'analyse ? Nous  considérons que le fait de pouvoir vivre désormais avec son symptôme sans  en souffrir, se sentir sujet c'est -à-dire être Soi, est suffisant pour signaler la fin d'une analyse. Certains analysants, cependant, ont le désir d'aller plus loin, de coller encore plus à la structure de l'inconscient, comme l'indiquait Jacques Lacan.


 
Chantal Odet - Psychanalyste agréé par l’Institut Français de Psychanalyse Appliquée à Avignon
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